Les symptômes de la COVID longue – Cathy

 

Cathy dit que ses symptômes « contrôlent sa vie ».

Transcription

It has been the longest two years of my life. I can’t believe that it is almost two years. And essentially, I’m the same. A couple of minor things have disappeared but, I mean, obviously the breathing, the brain fog, this whole shortness of breath, a chest pain, it’s – well, it controls my life. It has taken away everything from me … So it’s like I am now having to try to reintegrate myself back into society because society’s moving on and I – we – we are just kind of being forgotten. So it’s – I have referred to myself as a hermit, and that’s not my personality but that’s what I’ve had to do to control my – or manage my symptoms. But I just – I can’t take it much more. It’s just too lonely. Too sad to not be normal … This summer I found out I can’t be in direct sunlight anymore. I can’t. It makes me feel sick. I can’t be around loud noises. I’ve spent hundreds of dollars to purchase special earplugs so that if I’m somewhere – I have to wear earplugs so it kind of deadens the sound. Crowds. Moving – too much movement. If I am in a crowded place, which I almost never am, because I avoid it, unfortunately. 

But a month or a few months ago I had to be somewhere with my son and there were people walking – of course in all different directions. I just – I fell apart. I sobbed. I grabbed his arm and I asked him to get me out. So he took me to a quiet corner and he goes, what is wrong? And I said it’s like there’s too much – too much information to process … So I’m taking getting support from therapists to help me to learn how to be in society again. Even though I still haven’t gotten better. But they’re trying to help me to have a life again.

[Ces deux années ont été les plus longues de ma vie. Je n’arrive pas à croire que cela fait bientôt deux ans. Et pour l’essentiel, je suis la même. Quelques petites choses ont disparu, mais évidemment, la respiration, le brouillard cérébral, cet essoufflement, cette douleur thoracique, c’est… eh bien, cela contrôle ma vie. Cela m’a tout pris… C’est comme si je devais maintenant essayer de me réintégrer dans la société parce que cette dernière évolue et que je… nous, nous sommes en quelque sorte oubliés. Je me suis qualifiée d’ermite, ce qui n’est pas ma personnalité, mais j’ai dû le faire pour contrôler ou gérer mes symptômes. Mais je n’en peux plus. Je me sens trop seule, trop triste de ne pas être normale… Cet été, j’ai découvert que je ne pouvais plus profiter du soleil. Je ne peux pas, cela me rend malade. Je ne peux pas être entourée de bruits intenses. J’ai dépensé des centaines de dollars pour acheter des bouchons d’oreille spéciaux, de sorte que si je vais quelque part, je dois les porter pour atténuer le son. Les foules. Le mouvement – trop de mouvement. Si je me trouve dans un endroit bondé, ce qui n’arrive presque jamais, parce que je les évite, malheureusement.

Mais il y a un mois ou quelques mois, j’ai dû me rendre quelque part avec mon fils et des gens marchaient, bien sûr, dans toutes les directions. Je me suis effondrée. J’ai sangloté. J’ai attrapé son bras et je lui ai demandé de me sortir de là. Il m’a emmenée dans un coin tranquille et m’a demandé ce qui n’allait pas. J’ai répondu que c’était comme s’il y avait trop d’informations à traiter… Je suis donc en train de recevoir le soutien de thérapeutes pour réapprendre à vivre en société. Même si je ne vais pas mieux, ils/elles essaient de m’aider à retrouver une vie.] Traduction de l’original anglais.


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